Le travail d’Isabelle Schiper (*1976, Lausanne) nous propose de petites ébauches fictionnelles. Son trait à la mine de plomb, d’une extrême légèreté, ne délivre pas tout au premier coup d’oeil, incitant le spectateur à venir voir d’un peu plus près ce qui s’y déroule.Sa production évoque à la fois le jeu, la protection ou la lutte, toutefois traités avec distance et dérision. La frontière entre ces sujets est laissée délibérément floue et ambiguë, évitant ainsi toute intention narrative trop évidente.